jeudi 27 septembre 2007

VANITE

LA BREBIS GALEUSE
Une brebis, n’ayant connu d’espace,
que celui de son enclos,
trouva bien des défauts à sa race,
les jugea « pas comme il faut ».
Gambadant, sautillant,
elle partit, loin du troupeau ,
à travers, monts, cols et prairies,
de pâturages à points d’eau.
Elle marcha longtemps et de plus en plus loin,
évitant, isards, biches et chevreaux,
de « bêlements », elle ne voulait point,
elle en avait entendu de trop.
N’ayant connu d’autres bêtes,
que, les volailles, les minets et les cabots,
elle trouva fort belle la belette,
et ô combien mignon, le blaireau.
Ecureuils et singes acrobates agiles,
s’avèrent maîtres des arbres si hauts,
les serpents et les crocodiles,
n’ont rien à envier aux anguilles et cachalots.
Ainsi dans ces mondes si diversifiés,
poussent, divers végétaux,
de familles d’espèces variées,
des mousses aux arbres colossaux.
Notre amie enivrée par tant de luxures,
ne se contenta pas de luzerne et de bouleau,
elle adopta fière allure,
et dédaigna de se coucher tôt.
Des hurlements, de loups et de chacals
qui dans la nuit se font échos,
elle en rit pas mal ;
elle connaît ceux des chiens depuis le berceau.
C’est ainsi en vaniteuse,
méprisant les griffes et les crocs,
que la brebis galeuse,
régala de ses chairs des « animaux ».

mercredi 26 septembre 2007

ALTERNANCE VIE

LA GOUTTE
Une goutte de pluie, à toutes ses sœurs semblables,
voulut montrer de quoi, elle était capable,
elle annonça à toutes ses jumelles son indépendance,
que pour elle, point de longs trajets et de souffrances.
Dès qu’elle atterrit sur la feuille,
où d’autres qu’elles s’accueillent,
pour former leur filet d’eau,
qui vers le sol assure leur saut ;
Elle s’en écarte pour ne point chuter,
et contre la gravité s’en va lutter,
elle finit par se loger dans une dépression,
pleine de rêves et d’illusions.
Heureuse de « vivre » plus longtemps que les autres,
dans son nid de fortune elle se vautre,
elle rit de la « bêtise » de ses sœurs dansantes,
qui dans leurs « malheurs », lui semblent contentes.
Qu’elles sont stupides se dit-elle,
elles courent à leur « mort », sitôt tombées du ciel !,
et ces chanceuses bien à l’abri,
qui lui crient leur révolte et leur mépris.
Epargne-nous tes sottises et tes sarcasmes,
nous aimerions vivre pleinement nos fantasmes,
tu vas vite déchanter,
la nature ne va point te gâter.
Arrogante et moqueuse, elle leur chante sa veine,
se vantant d’écrire son destin, comme une scène,
lorsque une grosse goutte sur son refuge tomba,
la fit voler impuissante en éclats.
Elle n’eut que le temps d’entendre l’une d’elle lui dire,
« vivement qu’une caravane vienne me cueillir !
pour que j’aille me faire molécules immortelles,
en surface, dans les profondeurs, par la grâce du ciel »,
La mort de chaque « être » n’est que renaissances,
pour une infinités d’espèces et d’essences,
décomposé et ressuscité au pluriel.,
tout dans l’univers est eternel.

lundi 24 septembre 2007

ELLE A SA VALEUR

PRECIEUSE
Pierre bijou
Je risque fort de me repeter,
la pièrre a sa beauté,
de l'ordinaire à la précieuse,
son "eau" est savoureuse;
On ne peut aimer la rose sans ses épines,
seulement évoquée, même de loin,
on l'imagine, elle à en nous sa place bien chaude,
avec des messages secrets qui se décodent;
Intimes convictions bourgeonnantes,
donnent naissances à idées foisonnantes,
ainsi, le rêve est permis,
un simple caillou devient rubis;
A mes seuls yeux s'entend,
qu'aucun de vous ne se méprend,
chez moi, on dit:
"ne créve l'oeil que brindille".

mardi 17 avril 2007

CHIEN ET CHAT

Le chien court enchaîné,
dans ses élans fut freiné,
le matou, de ce fait, enhardi,
dans la maison, s’introduit.
Les maîtres, en leur absence,
au gardien, ont laissé piètre pitance,
le félin, pris de fringale,
de bonnes choses se régale.
Le molosse, se sentant lésé,
par ses vains efforts, épuisé,
recourut à sa forte voix,
alertant les voisins, par ses abois.
De partout, ils accourent,
à leurs amis porter secours,
à leur vue, la bête canine se déchaîne,
et avec elle, sa niche entraîne.
De ses coups de pattes et de crocs,
elle use un peu de trop,
Et n'était la laisse ,
l’infortuné serait mis en pièces.
Les coups de pieds et de bâtons,
du klebs eurent enfin raison,
de tout son long il s’étale,
tout en sang poussant des râles.
Alors qu’à l’intérieur, maître chat,
ne se gène vraiment pas,
de ses coups griffes attentatoires,
ils marque sur tout son territoire.

mercredi 11 avril 2007

ELLE N'A QUE SA COULEUR

Elle va par venelles et canaux,
alimenter tous les systèmes et les réseaux,
butant parfois ô déveine,
sur des étranglements et peine,
à véhiculer l'energie qu'elle transporte,
vers des zônes appauvries ou mortes,
allant et venant sans répis,
elle est source de vie;

...la goute de sang!

...vous devez vraiment,
en faire don à ceux qui en manquent,
c'est plus vital pour eux qu'un compte en banque.

samedi 17 mars 2007

LAJUNGLE EN FOLIE

Tous les félins exterminés,
la jungle est aujourd’hui dominée,
par des prédateurs plus féroces,
les uns repus, ne laissent que les os,
d’autres en attente se contentent de nettoyer,
ces restes souvent chèrement payés.
La force ou le nombre faisant loi,
chacun est forcé au choix,
ou attendre son tour, peut être vainement,
ou aller à la chasse et ruser sûrement,
comme chez la faune dans les océans et mers,
l’on dévore, parfois, même ses congénères.
La devise est de toujours rester en haut de la chaîne,
en semant, autour de soi, la terreur et la haine,
dans la jungle, ce royaume animal,
les combats ne se font jamais à armes égales,
la vue et l’agilité compensent la taille du busard,
le vautour se contente d’un statut de charognard.
Dans ce monde de, chasseurs, voleurs et brouteurs,
si diversifié et haut en couleurs,
tout le monde semble être d’accord,
que la « vie » est synonyme de mort,
elles sont, je dirai complices et compères,
l’une apprête et l’autre dessert.

donnons - nous le temps de mieux nous connaître,
nous gagnerions beaucoup à nous reconnaître,
avec nos qualités et nos défauts,
bien des nuages donnent l'eau.

mardi 13 février 2007

MELI-MELO

En vrac
je crois perdre le fil,
au clavier je ne suis pas agile,
je tape presque tout, d'un doigt,
avec un autre parfois,
venez donc à mon secours,
c'est la pagaille, dans la bassee cour,
je n'entens plus le coq, au matin,
ni d'auilleurs, l'ane et le chien,
alors les lapins font leur fête,
les canards font leurs enquétes,
c'est bien la dinde, la voleuse,
de l'oeuf elle est bien pondeuse,
qu'a donc à voir le dindon,
pour faire autant de boucons?