samedi 23 août 2008

SENS AIGUS

ERRANCE
.../...
nomade,
le coeur chante ses sérénades,
les beautés des yeux,
détrônent celles des cheveux;
.../...
la rondeur des formes,
ne font plus énorme,
on y greffe vertu charme,
au lieu d'en rire, moqueur, aux larmes;
.../...
l'esprit se faisant subtile,
il joint l'agréable à l'utile,
faisant pour nous des voyages,
entre la terre et les nuages;
.../...
on vole en plane,
entre "femmes du monde" et "paysannes",
trouvant à chacune matière à attirance,
au choix du coeur et ses errances,
.../...
il n'y a pas à dire,
à chacune ses délires,
que de parfums et de senteurs,
les critiques sont en fleurs;
.../...
il n'est pas question de perdre les graces,
de celles qu'on a en face,
peut être bien et après tout,
que nos sens déterminent nos "goûts"
.../...
aussi bizarres,
paradoxales et contradictoires,
nos "bas instincts",
font notre moteur et notre frein;
.../...
ils peinent dans les descentes,
ils bravent des montagnes et les montent,
ils trébuchent contre petit obstacle,
ils se jouent des "infranchissables" par miracle;
.../...
n'est-ce pas là de l'ingéniosité,
à enlever au conscient sa curiosité,
juste pour calmer sans assouvir,
ses faims et soifs sans les définir?

mardi 19 août 2008

LES ERRANCES DU COEUR

LES RAISONS DU COEUR
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Un cœur bercé d'illusions n'est point sage,
il ne voudra d'aucun autre pour cage,
il juge condamne, classe et déclasse.
il choisit, puis rejette et remplace.
... /...
Au cerveau, il donne le tournis,
quand il bat trop fort ou ralentit,
il s'allume au quart de tour,
et réveille les sens tour à tour.
... /...
Les yeux, dans le noir, voient l'image,
l'oreille endormie, capte les messages,
le nez repère ses parfums, dans l'ivresse,
la peau sent la douceur des caresses.
... /...
Chacun d'eux, aux autres ment,
l'esprit lui, coordonne tout, indulgent,
il trie, recoupe et monte les histoires,
..., toutes magnifiques et pas faciles à concevoir.
... / ...
Les pupilles rouspéteuses, critiquent l'allure,
l'ouie, émerveillée vante les mélodieux murmures,
l'odorat, parfois, aux prunelles fait allégeance,
il trouve à redire sur la pureté de l'essence.
... /...
Ces mêmes narines se dilatent, humant l'air,
à faire sortir de leur orbites, les globes oculaires,
indignés, révulsés, pas du tout d'accord,
sur telle ou telle partie du corps.
... /...
L'appareil auditif, apprécie la voix,
la main se fixe sur un endroit,
puis partout elle va baladeuse,
tripotant et caressant , en connaisseuse.
... /...
La langue, entre les lèvres, discrète,
indifférente aux débats, furète,
elle découvre, au gré de ses excursions,
de subtils goûts et sensations.
... /...
Alors qu'un cœur à ses raisons, soumis,
aux plus forts des sens, désabusés ou conquis,
adapte son rythme, à la demande,
des cellules et des glandes.